Nous pouvons distinguer 3 types de traitements pour soigner un rhume des foins :
1. Médicaments contre le rhume des foins
Il existe des médicaments qui soignent et atténuent les symptômes du rhume des foins mais qui ne guérissent pas la cause (due à une hypersensibilité au pollen).
Le principe actif le plus connu et certainement le plus efficace, en vente libre en pharmacie, est un médicament contenant de la cétirizine (en France par exemple Reactine®). Cette molécule est un anti-histaminique de classe moderne (avec moins d'effet sédatif), à prendre en comprimé ou en gouttes. Il existe aussi un autre anti-histaminique moderne efficace, ce sont les médicaments à base de loratidine.
On peut aussi utiliser des spray nasaux, comme des vasoconstricteurs, pour libérer le nez ou des gouttes pour les yeux lors de conjonctivite associée.
Il semble que le principe actif acide cromoglycique puisse exercer un effet préventif contre le rhume des foins, on peut le trouver sous forme de collyre ou de spray nasal.
Le médecin peut aussi vous recommander des médicaments sous forme de spray nasal à base de corticoïdes ou dans des cas plus grave, des traitement par voie orale (en comprimé) à base de corticoïdes.
Pour les noms de marque, la posologie ou pour d'autres médicaments ou principes actifs (anti-leucotriène ...), veuillez vous adresser à votre médecin ou votre pharmacien qui vous conseillera.
2. Désensibilisation - Prévention du rhume des foins
Remarquons qu'une thérapie possible qui agit de façon préventive repose sur la désensibilisation aux pollens, cela permet d'habituer progressivement le corps aux allergies et d'arriver à la fin à ce que le corps de réagisse plus. On estime que cette métode de désensibilisation dure en général 3 à 5 ans. Parlez-en à votre médecin, il pourra vous renseigner et vous proposer ce traitement.
3. Alternatives
- Il existe aussi des soins à base de compléments naturels, tel que la vitamine C (prendre 1 gramme 3 fois par jour de vitamine C pendant la durée des symptômes du rhume des foins), qui produit un effet antioxydant sur les cellules des voies respiratoires, la vitamine B5, qui est un décongestionnant nasale ou les acides gras oméga-3 qui se trouvent dans les graisses de poissons et qui atténuent les inflammations de la gorge.
Même si les médicaments modernes sont plus efficaces, ces remèdes à base de compléments nutritionnels soulagent beaucoup pendant les périodes critiques.
- Selon vos croyances vous pouvez aussi essayer l'homéopathie, différents remèdes existent, demandez conseil à votre pharmacien.
Lire la suite: phytothérapie rhume des foins
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Si l’arrivée du printemps évoque pour beaucoup d’entre nous la douceur de l’air et le retour des beaux jours, cette période est pour certains davantage synonyme de désagréments. La cause de leur tourment : le rhume de foins, une rhinite allergique induite par les pollens d’arbres (notre photo), des graminées et diverses plantes herbacées, dispersés par le vent. Ses symptômes : brûlures, rougeurs, gonflements et larmoiement oculaires, éternuements en salve, obstruction ou écoulement nasal abondant, démangeaisons intenses … >> voir aussi symptômes du rhume des foins
L'apparition et la gravité de ces symptômes du rhume des foins dépendent de la quantité d'allergènes présents dans l'air et du degré de sensibilisation préalable de la personne. 50% à 90 % des sujets souffrant de rhume des foins ont des antécédents d’allergies dans leur famille (prédisposition génétique). >> voir aussi causes du rhume des foins
La fréquence du rhume des foins varie selon les régions, les saisons, les conditions climatiques. La rhinite allergique constitue un problème important de santé publique au niveau mondial, de par sa prévalence et l’importance de la population touchée, l’impact sur la qualité de vie des patients et les coûts qu’elle génère pour la société.
Le rhume des foins et la sensibilisation aux allergies polliniques augmentent au cours de l’âge scolaire et atteignent un pic pendant l’adolescence. Depuis peu, la pollution de l’air urbain est de plus en plus souvent considérée comme l’une des causes potentielles ou l’un des facteurs de déclenchement, bien que cela soit encore contesté.
Selon la sévérité des symptômes, une prise en charge thérapeutique par étapes est proposée et peut/doit associer éviction allergénique (souvent difficile), traitement pharmacologique et immunothérapie (ou désensibilisation spécifique, sous forme injectable et sub-linguale) : - les cromones, des molécules qui empêchent la libération d'histamine et agissent sur l'écoulement et les démangeaisons nasales. Elles sont bien tolérées mais leur action brève nécessite plusieurs administrations par jour. - les antihistaminiques inhibent l'action de l'histamine et sont efficaces sur la plupart des symptômes de la rhinite allergique. Les anti-histaminiques de première génération entraînaient de la somnolence, les plus récents sont mieux tolérés. - les corticoïdes locaux ont une action anti-inflammatoire puissante et agissent notamment sur l'obstruction nasale. - les décongestionnants locaux peuvent être utilisés pour diminuer l'obstruction des bronches nasales, mais ne doivent pas être pris pendant plus de quelques jours.
La désensibilisation consiste à administrer des doses croissantes de l'allergène en cause afin que l'organisme s'y habitue. La durée globale de la désensibilisation est de 3 à 5 ans. Cette solution n’est envisagée que lorsque la gêne occasionnée est intense et longue (plusieurs semaines). Il est donc inutile d'entreprendre une désensibilisation lorsqu'on est sujet à un rhume des foins quelques jours par an. >> voir aussi: tous les traitements du rhume des foins
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