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Torticolis

torticolisDéfinition

Le torticolis est une contracture de la musculature du cou. Cette anomalie de la position de la tête et du cou affecte plus souvent les femmes. Le patient subit les incommodités dues à la douleur et présente une certaine difficulté à mobiliser le cou.

Causes

Pour mieux comprendre le torticolis, il faut rappeler que les vertèbres et la musculature avoisinante sont des organes indispensables à la mobilisation de la tête. Cette affection touche principalement les muscles sterno-cléido-mastoïdiens et le trapèze et survient lorsqu’une mauvaise position, causée par une rétraction des muscles, les surmène et entraîne une rotation de la tête vers le côté opposé à la contracture.

Le torticolis apparait le plus souvent à la suite d’une même posture prolongée du cou ou  d’une mauvaise position de la tête durant la nuit. Elle est fréquemment due à l’usage d’un oreiller inapproprié. Les peintres, les personnes qui se trouvent devant un ordinateur la majeure partie de leur temps et celles qui utilisent régulièrement des appareils comme les microscopes font partie de la population la plus touchée par le torticolis.

Les mouvements brusques et immodérés sont également à l’origine des spasmes musculaires. Ce sont essentiellement les sports de contact comme le football, le hockey ou la boxe qui sont les plus concernés.

Les maladies des nerfs et des vertèbres cervicaux, l’hyperthyroïdie non traitée finissent par occasionner le torticolis. De la même manière, les infections diverses comme la grippe ou d’autres affections provoquant un gonflement des ganglions cervicaux risquent de contracturer les muscles avoisinants. Les traumatismes répétés, la hernie d’un disque intervertébral, certaines tumeurs, le coup de froid et l’utilisation de certains médicaments (ex. métoclopramide) sont autant de facteurs favorisant l’apparition de torticolis.

Dans de rares cas, le torticolis est qualifié de congénital. Il est dû à la mauvaise position durant la vie intra-utérine du malade. Parfois, un accouchement difficile entraîne le saignement des gros muscles du cou. Certaines pathologies congénitales comme l’hypotonie, la paralysie du cerveau sont également susceptibles d’engendrer le torticolis.

D’autres facteurs comme l’obésité, le stress et l’habitude de se mettre dans une posture inappropriée favorisent le torticolis. Il faut également savoir que fumer accélère la dégénérescence des vertèbres cervicales. De plus, les lésions des colonnes vertébrales telles que la scoliose ou la lordose et les affections liées à la dent de sagesse aggravent ces risques.

Symptômes

Les signes communs sont la sensation de contracture au niveau d’un côté de la région cervicale et la position vicieuse de la tête. Toute tentative de mobilisation est impossible et douloureuse. L’algie peut irradier jusqu’au dos. Les autres symptômes varient suivant le type de torticolis.

Le torticolis banal surprend généralement le patient le matin au réveil. Il fait suite à un mouvement brusque ou un mauvais positionnement pendant la nuit.

Le torticolis dit spasmodique se manifeste soudainement, sans cause apparente,  par des contractures musculaires successives violentes. Elles sont associées à des douleurs et des raideurs de la nuque. La tête s’incline latéralement, du côté du muscle en spasme et est tourné du côté opposé à la contracture.

Pour le torticolis symptomatique, c’est un signe révélateur d’une maladie sous-jacente. En effet, il accompagne les manifestations spécifiques d’une affection comme celle des vertèbres.

Quant au torticolis congénital, il apparaît dès la naissance. Il est également chronique et la douleur fait défaut. À la palpation, le muscle en spasme peut présenter une petite tuméfaction de la même grosseur qu’une olive.

Diagnostic

Habituellement, le médecin pose le diagnostic en identifiant ses signes spécifiques. Après quelques questions préliminaires, il examine le patient afin de détecter les maladies ou les facteurs qui peuvent être à l’origine de son torticolis.

Dans les cas le plus délicats, le professionnel de santé vous prescrit des explorations radiologiques, des prélèvements de sang ou d’autres analyses. Sinon, il vous conseille de consulter un spécialiste comme un rhumatologue ou un ostéopathe pour un traitement adapté et efficace.

Complications

Le torticolis est généralement bénin. Toutefois, il peut entraîner un problème d’insomnie. Par ailleurs, en absence de traitement, les complications à craindre sont  l’anomalie permanente de la colonne vertébrale et la hernie discale. Elles perturbent le bon fonctionnement du système nerveux entrainant des maux de tête, des problèmes respiratoires, visuels ou  auditifs.

Traitement

Le traitement de  la cause éventuelle s’avère indispensable et les symptômes gênants doivent être soulagés.

Pour le torticolis aigu, reposez-vous et mettez une application chaude sur la zone douloureuse. Le médecin peut vous conseiller de prendre des médicaments qui apaisent la douleur et détendre votre cou.

La thérapie du cas itératif ou chronique peut nécessiter, en supplément, des techniques et remèdes plus spécialisés, mais il faut respecter les doses prescrites par le praticien.

La kinésithérapie, l’ostéopathie, la chiropraxie, l’acupuncture, la physiothérapie ont aussi prouvé leur utilité dans la résolution de ce problème. Selon les circonstances, certaines personnes doivent être opérées. Dans certains cas, la pose d’un collier cervical vous aide à soutenir votre tête.

Phytothérapie

De nombreuses recherches ont prouvé l’efficacité du romarin. Il suffit d’en bouillir 50 grammes dans un litre d’eau. Laissez la composition se décanter. Imbibez une compresse ou un linge dans la décoction et appliquez-la sur la partie souffrante.

Remarquons que le choix d’une plante médicinale nécessite l’avis d’un professionnel de santé.

Bons conseils

Consultez votre médecin si :

-          la nuque raide s’accompagne d’autres symptômes tels que fièvre, rhume, faiblesse de la jambe ou du bras ;

-          le mal vous rend le sommeil impossible ou ne cède pas en quarante-huit heures.

Les conseils ci-après vous sont proposés pour gérer votre torticolis :

-          reposez-vous et portez un col roulé pour vous protéger contre le froid ;

-          évitez de dormir sur un matelas trop souple et utilisez un oreiller adapté ;

-          confiez-vous aux spécialistes pour les manipulations du cou ;

-          consultez votre médecin pour confirmer le diagnostic et assurer la guérison.

Enfin, en prévention :

-          mettez-vous en position confortable et adaptée durant vos activités vos sommeils ;

-          accordez régulièrement à votre corps un temps de pause relaxation et étirement ;

-          faites des échauffements avant de commencer un sport ou d’autres activités mobilisant le cou ;

-          ne mettez jamais votre nourrisson dans une position préférentielle.


Détails de rédaction: cet article a été modifié le 19.02.2012.
Contrôle qualité
Dernière mise à jour:
19.02.2012

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Dernière mise à jour du site: 24.10.2014