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VIH/SIDA : un premier pas américain vers l’accès universel aux traitements
Les Etats-Unis viennent de prendre une décision importante pour la lutte contre le VIH/SIDA. Le National Institute of Health (NIH) américain – en quelque sorte l’équivalent de l’INSERM - s’est en effet officiellement engagé à partager certains de ses brevets avec la Communauté de Brevets anti-VIH. Mis en place par UNITAID en juillet 2008, cet organisme a pour objectif de faciliter l’accès aux traitements contre le VIH/SIDA dans les pays en développement. L’accord en question concerne certains brevets du darunavir, un antirétroviral qui appartient à la classe des inhibiteurs de la protéase. Ce médicament présente l’intérêt d’être efficace dans les cas de résistances à certains traitements plus anciens. Si elle est significative, cette convention ne suffit donc pas pour permettre à la Communauté de Brevets anti-VIH d’offrir un accès général à ce médicament. Michel Sibidé, directeur exécutif du programme des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) se félicite néanmoins de cette première. Il incite naturellement « les partenaires privés et publics, en particulier les compagnies pharmaceutiques et les instituts de recherche, à suivre cet exemple ». Car en effet, les principaux détenteurs de brevets en matière d’antirétroviraux, sont bien les laboratoires pharmaceutiques. Pour l’association AIDES, cet accord constitue « un précédent important en faveur de cette initiative lancée par UNITAID ». Le président de la Communauté de Brevets le Dr Charles Clift, se félicite quant à lui de « ce premier pas grâce auquel nous espérons une collaboration productive avec le NIH et d’autres détenteurs de brevets ». Pour Robert Sebbag, vice président de sanofi aventis en charge du programme Accès au Médicament, « cette initiative va dans le bon sens. Cela montre que les choses peuvent changer. Il existe des brèches dans la sacro-sainte propriété intellectuelle ». Surtout lorsqu’il s’agit de combattre une épidémie de l'ampleur du VIH/SIDA. L’ONUSIDA estime à environ 15 millions le nombre de malades ayant besoin d‘antirétroviraux dans les pays en développement. Seulement 5 millions d’entre eux y ont aujourd’hui accès. Lire aussi: SIDA Source : ONUSIDA, 30 septembre 2010 ; AIDES, 30 septembre 2010 ; UNITAID, 12 octobre 2010 ; interview de Robert Sebbag, 11 octobre 2010. © 1996-2010 Destination Santé SAS - Tous droits réservés. Aucune des informations contenues dans ce serveur ne peut être reproduite ou rediffusée sans le consentement écrit et préalable de Destination Santé. Tout contrevenant s'expose aux sanctions prévues par les articles L 122-4 et L 335-3 du Code de la Propriété intellectuelle: jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende.
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