Bonjour,
Je suis nouvelle sur le forum, mais j'ai la sclérose en plaques depuis bientôt 4 ans.
Quand le diagnostique est tombé en mars 2005, j'ai bien accepté la nouvelle. Début avril, après avoir pris de la cortisonne en perfusion et en comprimés, j'ai commencé un traitement d'Interféron. Malgré les injections, en juillet, seconde poussée. Cependant, j'ai arrêté les injections sur recommandations de mon neurologue. Je ne les ai reprises qu'en novembre après avoir eu de nouveau de la cortisonne en septembre.
C'est à ce moment que j'ai fais ma crise de non-acceptation de la maladie. Je pense que tout le monde y passe plus ou moins tôt. Ce que je dois dire, c'est qu'à ma deuxième poussée, je me suis retrouvée dans une chaise roulante. Alors, pas facile de tout accepter... Ce qui m'a vallut une nouvelle poussée qui a duré tout l'hiver. Je n'ai pas voulu de cortisonne.
J'en voulais à la terre entière, mais, c'est mon ami qui a pris. Ce n'était pas facile, ni pour lui, ni pour notre couple et pour moi non plus. J'avais l'impression que personne ne me comprenais. J'ai continué de vivre avec la maladie, plus ou moins bien. Ma relation avec mon ami n'allait pas très bien, mais nous faisions avec.
En juin 2006, j'ai décidé d'arrêter les injections. Résultat ? je me suis sentie bien mieux. Je ne faisais pas plus de poussées avec que sans traitement. J'étais moins irritable, j'avais moins de douleurs et, surtout, je prenais moins d'anti-inflammatoires.
Mais voilà, en décembre passé, j'ai pris la décision de quitter mon ami. J'ai fait 2 poussées, une en octobre et une en janvier. Je n'ai pas pris de cortisonne non plus. Et, j'ai de nouveau pu marcher ! Ceci est du au fait que ma vie n'était pas terrible en couple. Nous avions des problèmes qui me pesaient.
Depuis, je vais toujours bien, je marche toujours, même si j'ai refais une poussée en octobre, mais, j'ai réussi à la stopper avec de l'auto-sujestion. Comment j'ai fait ? et bien, quand j'en ai ressenti les premiers signes, je me suis dit fortement "NON" je ne veux pas faire une poussée. Les symptomes ont durés 3 semaines, j'ai ressorti ma chaise roulante, et, maintenant, je remarche de nouveau. Oui, il y a quelques séquelles, mais ça va.
Tout ça pour dire que si on a un problème qui nous turlupine, il influe sur le point faible de notre corps. Pour nous, c'est la sclérose en plaques et nos symptomes.
Alors, dites vous que " la vie est belle et qu'elle mérite d'être vécue à fond "

Gardez courage
Amicalement
Do