Une équipe française du CNRS à Toulouse, vient de mettre en évidence le rôle très spécifique de certains vaisseaux sanguins, qui participeraient à la destruction de certaines tumeurs cancéreuses. Les HEV – pour (High Endothelial Veinule) n’agissent pas directement sur ces dernières. En revanche, ils ouvrent la voie aux lymphocytes tueurs, des globules blancs destructeurs notamment, de cellules cancéreuses.
Ces lymphocytes « sont chargés de reconnaître et de détruire les cellules cancéreuses dans l’organisme », explique le CNRS dans un communiqué. Pour cela, ils doivent toutefois être présents en grand nombre, et au contact des tumeurs.
C’est tout l’enjeu de la découverte de Jean-Philippe Girard et de son équipe, à l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale du CNRS et de l’Université Toulouse III - Paul Sabatier. Réalisé auprès de 150 patientes souffrant d’un cancer du sein, leur travail a mis en évidence l’importance des vaisseaux HEV pour faciliter le travail des lymphocytes tueurs. Schématiquement, plus les HEV seront nombreux, plus les « destructeurs de tumeurs » le seront également.
Les auteurs ont en effet « constaté que la présence d’un grand nombre de lymphocytes tueurs dans les tumeurs du sein était liée à la présence d’un grand nombre de vaisseaux HEV dans ces tumeurs. Cela suggère que les HEV constituent la porte d’entrée des lymphocytes dans les tumeurs. » A confirmer toutefois sur de plus grands groupes de patientes… C’est la prochaine étape.
Source : CNRS, 16 août 2011 – Cancer research, Août 2011
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