Les différentes stratégies de lutte contre le tabac améliorent rapidement la santé publique, tout en réduisant logiquement, les coûts liés aux soins. Dans un éditorial publié dans le Lancet, deux professeurs de l’Université de Californie à San Francisco, dressent un bilan positif des différents programmes mis en place à travers le monde.
« Un an après l’interdiction de fumer dans les lieux publics, le nombre d’admissions aux urgences pour infarctus du myocarde diminue en moyenne de 17% », explique le Pr Stanton Glantz. Tous les pays qui ont mis en place une telle politique ont obtenu ce type de résultats : Argentine, Angleterre, Canada, Ecosse, France, Irlande, Italie… Au bout de trois ans, la baisse est estimée à… 30% !
« L’élimination du tabagisme passif a des effets immédiats sur la santé respiratoire des barmen ». Mais pas seulement. Dans l’état de l’Arizona, un an après l’interdiction de fumer le nombre des admissions pour crises d’asthme a chuté de 22%. Après deux ans au Canada, cette diminution atteignait 33%.
Par voie de conséquences, les coûts liés à la prise en charge des maladies induites par le tabagisme actif et passif diminuent également. Certains toutefois, avancent la baisse de collecte des taxes comme un contre-argument à la prévention. En luttant contre le tabagisme assurent-ils, en l’interdisant dans les lieux publics, - le montant des taxes perçues par les états sera moindre. Il y aura donc moins d’argent dans les caisses -. C’est exact mais… cet argument est battu en brèche par les faits ! « En Californie,en 15 ans, la baisse des ventes a été estimée à 3,6 milliards de paquets de cigarettes. Soit un manque à gagner en termes de taxes, de 3,1 milliards de dollars. Ce qui est peu au regard des… 86 milliards d’économies réalisées en termes de soins de santé ». C.Q.F.D.
Source : The Lancet, 29 septembre 2011
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