Saison hivernale bien souvent, rime avec épidémie grippale. Dans le même temps, il est notable que le nombre d’infarctus du myocarde s’inscrit à la hausse, l’hiver. Existe-t-il un lien entre ces deux pathologies ? Pourquoi les patients fragiles sur le plan cardiovasculaire doivent-ils se faire vacciner ? Explications.
Plusieurs études ont démontré chez les patients à risque cardiovasculaire, que les épidémies de grippe seraient corrélées aux pics de fréquence de l’infarctus du myocarde. En effet, l’augmentation de l’incidence des infarctus va de pair avec celle des grippes et des pneumonies.
Le mécanisme liant ces deux pathologies n’est pas clairement identifié. Parmi les explications proposées, il est suggéré que l’inflammation provoquée par la grippe favorise la rupture d’une plaque d’athérome dans une artère coronaire. L’occlusion ainsi créée provoquerait en retour, l’infarctus du myocarde.
Faire d’une pierre, deux coups
Une étude publiée par le Canadian Medical Association Journal en 2010, a montré que la vaccination antigrippale pouvait réduire d’environ 19% le risque de voir survenir un premier infarctus du myocarde. Et même de 30% lorsqu’elle est destinée à protéger des patients à risque cardiovasculaire.
Les bénéfices de la vaccination seraient également observés chez celles et ceux qui ne présentent aucun facteur de risque. Ainsi, en protégeant de la grippe saisonnière, la vaccination antigrippale participe également à la prévention de l’infarctus du myocarde.
Source : Fondation Cœur et Artères, le 14 février 2012
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