Sans rentrer dans trop de détails compliqués qui concernent surtout la posologie, le traitement de l'hépatite C chronique repose sur l'utilisation d'interféron alpha retard en injection une fois par semaine et d'un médicament antiviral la ribavirine.
On sait toutefois que l'efficacité de ce traitement combiné varie d'un *individu à l'autre, la durée du traitement est fixée par le médecin (de 24 à 72 semaines). On estime que le taux de succès thérapeutique varie de 30 à 70%. On note que les Asiatiques réagissent de manière plus favorable au traitement.
Relevons aussi que ce traitement provoque passablement *d'effets secondaires: dépression, anémie, troubles de la thyroïde,...
Il faut aussi savoir que l'industrie pharmaceutique recherche de nouveaux traitements pour soigner l'hépatite C. Certains sont déjà bien avancés (phases cliniques proches de la mise sur le marché), Creapharma.fr vous tiendra informé dès qu'un nouveau médicament arrive sur le marché. Car avec 170 millions de patients infectés de par la monde, c'est une maladie qu'on peut qualifier de fréquente et qui mobilise l'industrie pharmaceutique, d'autant plus qu'une grande partie des patients se trouvent dans les pays industrialisés, ce n'est malheureusement pas toujours le cas avec d'autres maladies des pays du Sud comme la malaria qui mobilise moins de recherches et d'investissements.
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*Article intéressant sur les réactions différentes aux traitements de l'hépatite C ainsi que les effets secondaires
Hérédité déterminante dans le traitement de l'hépatite C
LAUSANNE - GOETEBORG - Grâce à une infime modification génétique, on peut prévoir comment un patient atteint d'hépatite C réagira à un traitement. La découverte a été faite par des chercheurs lausannois. Comme la thérapie a de forts effets secondaires, des souffrances inutiles peuvent ainsi être évitées.
Une équipe de Zoltan Kutalik, de l'Université de Lausanne, a examiné le patrimoine génétique de 1362 patients atteints d'hépatite C, a indiqué la Société européenne de génétique humaine. A Lausanne, les patients subissaient le traitement usuel qui implique l'emploi d'interféron et de ribavirine, un antiviral.
Seule la moitié des patients a réagi positivement à ce traitement, a indiqué Zoltan Kutalik lors d'une conférence à Göteborg. Dans leur patrimoine génétique, les chercheurs ont découvert une minuscule modification. Celle-ci était clairement liée au succès de la thérapie et à la lutte du propre organisme contre le virus de l'hépatite.
Plus vite guéris
Les patients disposant de ce patrimoine génétique protecteur avaient deux fois plus de chances d'éliminer le virus. Si, de plus, ils étaient atteints d'un virus moins malin, la probabilité passait même à cinq.
L'infection chronique par le virus de l'hépatite C est parmi les maladies du foie les plus courantes: 300 millions de personnes sont atteintes dans le monde. La maladie peut conduire à une cirrhose ou à un cancer du foie.
La thérapie peut durer jusqu'à un an et elle est souvent très lourde pour les patients en raison de ses nombreux effets secondaires, en partie sévères. Malgré cela, seule la moitié environ des personnes atteintes guérit. L'étude lausannoise devrait permettre d'éviter ces effets aux patients pour lesquels la thérapie n'est pas d'une grande utilité. |
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